Un petit post mensuel pour marquer le coup !
Un « flash info » historique sera publié chaque mois sur le site internet et la page LinkedIn de Tecnoservice pendant l’année jubilaire de 2026. Un clin d’œil sur un projet phare, un petit retour sur un évènement marquant ou simplement quelques photos d’archives viendront prochainement parementer les publications de Tecnoservice. D’avance, bonne lecture !
En guise de prélude, une petite rétrospective vous est offerte.
Fondation et débuts : Tecnoservice dans les années 60 et 70
Sur l’initiative de Louis Schaeffer et d’André Anstett, Tecnoservice SA est créé en 1966 à Fribourg (Suisse).
A cette époque, l’ensemble des actionnaires fondateurs est composé d’André Anstett (ingénieur français spécialisé dans la thermique industrielle), de son épouse Eliane Anstett (secrétaire et comptable), de Jean-Bernard Bertarini et des installateurs Louis Schaeffer, Henri Baeriswyl et Emile Dousse. Tecnoservice SA comprend alors, dès ses plus jeunes années : un bureau d’études techniques, dirigé par André Anstett et spécialisé en chauffage, ventilation et installations sanitaires, ainsi qu’un département d’entretien dirigé par Jean-Bernard Bertarini.
L’entreprise est à ces débuts établie à la rue Saint-Pierre (Fribourg) et fait figure de premier bureau d’études techniques CVS du canton de Fribourg. Auparavant, les projets de moyenne importance étaient réalisés directement par des installateurs locaux et les complexes de grande envergure par des bureaux venant d’autres cantons. Tecnoservice s’est donc rapidement développé, passant de 2 personnes (André et Eliane Anstett) à plus de 20 collaborateurs en 3 ans. Les premiers projets phare de Tecnoservice sont le bâtiment de la Mutuelle Vaudoise et la Bibliothèque Cantonale de Fribourg, parmi bien d’autres dans toute la Suisse romande.
André Anstett a l’idée de regrouper chez Tecnoservice toutes les compétences des techniques du bâtiment, en créant un département électrique en 1967. On parle alors pour la première fois dans le canton de Fribourg d’ingénieur CVSE (Chauffage-Ventilation-Sanitaire-Electricité), et ce en l’identité de Tecnoservice SA. C’est au travers d’une collaboration fructueuse avec le bureau Amblet (Prilly), les installateurs actionnaires et Robert Mauron (installateur sanitaire à Fribourg), qu’André Anstett a développé son bureau d’études, comptant parmi les pionniers en technique du bâtiment en Suisse romande.
Après les débuts florissants des années 60 et du début des années 70, la société a connu les crises marquantes du pétrole entre les années 1973 et 1979, crises qui ont entre autres affecté les milieux du bâtiment et de la construction. Grâce aux nombreux efforts d’André, d’Eliane et de leurs collaborateurs, Tecnoservice s’en est relevé sans licenciement de masse ni mesure d’austérité sévère.
Les connaissances d’André Anstett en thermique industrielle ont été décisives pour amener et conforter certaines technologies dans les milieux du bâtiment en Suisse romande. C’est le cas par exemple de la « dalle active », aujourd’hui largement répandue. Cette technologie donne lieu à un chauffage diffusé de manière douce dans la masse du bâtiment et à basse température, permettant de même un couplage aisé avec le rafraîchissement possible en été.
Quelques faits marquants des années 80, une période prospère
La décennie quatre-vingt connaît un fort rebond économique pour Tecnoservice avec de grands projets immobiliers et industriels dans toute la Suisse romande et jusqu’à Berne et Zürich. André Anstett développe la firme déjà bien connue et en vue dans le paysage fribourgeois. Il achète une surface de bureaux de près de 400 mètres carrés à l’Eurotel Aile Ouest (actuels locaux se situant sous le NH Hôtel des Grands Places à Fribourg). Là se développeront les tout premiers essais informatiques. A la fin des années 80, par d’habiles négociations commerciales, André Anstett parvient à vendre cette nouvelle surface à bon prix et financer l’acquisition d’une nouvelle dalle de bureaux à Route de Beaumont 20, lieu où siège toujours actuellement la maison mère de Tecnoservice.
A cette période, Nicolas Anstett et Michel Anstett (les deux fils d’André et Eliane) arrivent officiellement au sein de l’entreprise au terme de leurs études d’ingénieurs respectives. A l’exemple de leur maman Eliane, leurs épouses Evelyne et Dorine rejoignent les rangs du secrétariat dans les années qui suivent.
Grâce aux échos positifs reçus lors de réalisations dans le canton de Neuchâtel, lieu de grands projet dans les secteurs de l’horlogerie, de la haute précision et des métaux précieux, André Anstett décide d’y créer une agence. Dès janvier 1988, Tecnoservice ouvre donc sa première succursale à Neuchâtel, dirigée par Patrice Anstett (neveu d’André) et secondé par quatre jeunes techniciens de la place (formés en C-V-S-E) et d’une secrétaire (son épouse). Dès le début, deux importants contrats sont signés : agrandissement de l’Hôpital de la Chaux-de-Fonds et Metalor.
Depuis les deux agences, ce sont des projets comme SIP Genève, Unimail Neuchâtel, rénovation de la Faculté de chimie de l’université de Fribourg ou encore le siège de Microsoft à Zürich qui sont décrochés et viennent bientôt parfaire les références CVSE de Tecnoservice.
Les années 90 : une nouvelle crise et un retour en force
En cette fin de XXᵉ siècle, Tecnoservice est affecté par les crises bancaires internationales mais est toutefois porté par d’illustres réalisations, en particulier dans le nord-ouest romand. On compte parmi ces réalisations le parking Place Pury (Neuchâtel) et le parking des Alpes (Fribourg), la piscine du Nid-du-Crô à Neuchâtel, Ilford Marly, Vibro-Meter à Villars-s.-Glâne, Nivarox (Swatchgroup), le bâtiment de l’Office Fédéral de la Statistique (OFS), les tunnels de la Béroche, le Forum Fribourg, les complexes hôteliers Novetap-Ibis de Berne et de Zürich et bien d’autres. En 1993, le virage informatique de la table à dessin à l’ordinateur s’opère progressivement pour devenir définitif à la fin de la décennie. AutoCAD tend à s’imposer comme l’outil incontournable du dessinateur — ou plutôt du projeteur, comme on le dirait en 2026. Le bloc et le crayon restent néanmoins, encore aujourd’hui, les premiers outils de départ d’une conception d’installation bien pensée et bien dirigée.
En 1996 est ouverte la succursale du Valais à Martigny, avec Michel Anstett à la tête de cette nouvelle antenne. Si le nombre de projets neuchâtelois a conduit l’entreprise à s’agrandir à Neuchâtel, c’est en revanche l’agrandissement de l’entreprise en Valais qui a permis l’obtention de projets valaisans. Le chauffage à distance de la commune d’Isérables, haut perchée dans la montagne, est la première référence de cette succursale.
Saut de l’an 2000 : stabilité et présence romande confirmée pour tout type de bâtiment et à toute échelle
Les années 2000 donnent le rythme de la mutation rapide vers les nouvelles technologies et nouveaux logiciels de dessin et de calcul, tout nouveaux pour l’époque : Lesosai, Flixo, Winprojitel, Relux… Tecnoservice multiplie également la participation à des associations dans les domaines de l’énergie, du bâtiment et de l’industrie (présidence de la SIA Valais, comité des Services Industriels de Fribourg et bien d’autres). Le groupe prend part à l’organisation de conférences et les cadres principaux sont amenés à donner des cours, à l’Ecole de la Construction par exemple.
Le bureau du Valais développe des projets novateurs sur la base du concept des pieux énergétiques. Le centre scolaire et la salle polyvalente de Charnot à Fully fait figure de projet pionnier en la matière. Le bureau de Fribourg prend part également au développement de nouvelles pièces brevetées pour la ventilation.
Tecnoservice se voit confier différents mandats pour le groupe Richemont International. Ce seront les premiers d’une longue série jusqu’à aujourd’hui. L’entreprise a également décroché des missions pour des bâtiments d’envergure comme le cycle d’orientation (CO2) de la Tour-de-Trême, y compris son chauffage à distance, les chaufferies de Gruyère Energie En Pallud et La Pala à Bulle, l’Hôpital du Locle, Johnson & Johnson, Waro Energies, l’Ambassade du Kazakhstan à Genève ou encore le quartier d’habitations Sainte-Thérèse à Fribourg.
C’est à la fin de la décennie que commencent les apprentissages et stages d’Eric, Thierry et Alain Anstett, les fils d’Evelyne et de Nicolas, au sein de l’entreprise. La succursale de Martigny acquière de nouveaux bureaux à Rue de la Maladière 9a.
2010-2019 : le départ d’André Anstett et l’arrivée de la 3ème génération
Cette étape de notre histoire connaît un moment triste, celui du décès d’André Anstett le 4 novembre 2011. Il aura, depuis son arrivée à la retraite, gardé des activités dans la technique et la gestion de projets et de travaux. Sa vie a été faite d’un travail soutenu, d’une adaptation continue à son temps et d’un engagement profond envers sa famille et son entreprise.
Après leur retour en étude, Eric et Thierry Anstett réintègrent, diplômés, leur place au sein du bureau d’étude de Fribourg. Cette même décennie, Alain Anstett, fils aîné d’Evelyne et de Nicolas, et Loïc Anstett, fils de Dorine et de Michel, prennent également leur place officielle dans la grande famille du groupe Tecnoservice, au terme de leurs formations d’ingénieurs. C’est une période riche en projets, développements internes, structurels et informatiques. Dès 2015, le groupe anticipe l’évolution du secteur en adoptant Revit et en diversifiant ses prestations vers le BIM pour une partie de ses projets.
Tecnoservice franchit un cap avec l’adjudication de projets aux dimensions inédites, comme Oassis à Crissier (620 logements et 5’100 m2 de surface commerciale), Vortex à Chavannes-près-Renens (bâtiment spiralé atypique avec des logements pour près de 1’000 étudiants), HUG BDL2 (le grand bâtiment des lits et salles d’opération Gustave Julliard à Genève) ou encore Richemont RID II Centre de distribution Monde à Villars-sur-Glâne.
Nicolas Anstett saisit l’opportunité de créer une première antenne sur l’arc lémanique en intéressant un fidèle collaborateur du bureau de Fribourg, Mohamed El Alami, établi depuis peu dans le canton de Vaud. Ce dernier s’occuper de la gestion technique sur place. Cette antenne voit le jour en 2017 à Crissier.
De 2020 à aujourd’hui : des racines fortes et des idées nouvelles
Ces six dernières années sont imprégnées par la montée en expérience de la 3ème génération de la famille Anstett et de plusieurs évènements-clés. L’an 2020 est abordé avec la crise internationale du Covid-19. Par force de mises à niveau et d’adaptations successives, Tecnoservice parvient à maintenir ses activités et son rendement, tout en garantissant la sécurité sanitaire de son personnel et le respect des règles fédérales d’urgence. La visioconférence devient incontournable partout, évitant bien des déplacements chronophages et émissifs.
L’année 2021 compte la nomination d’Anthony Meyer, technicien supérieur du bureau de Fribourg, au poste de responsable du département CVC au bureau de Neuchâtel. Anthony reprend la direction technique et administrative de la succursale neuchâteloise en 2024, année du départ à la retraite de Patrice Anstett.
Dès 2022, Eric, Thierry et Loïc Anstett deviennent directeurs adjoints du groupe pour les bureaux de Fribourg et de Martigny. Le 1er février de la même année est née la succursale de Morges par la réunion de l’effectif de l’antenne de Crissier (spécialisation CVS) et du pôle Physique du Bâtiment. Alain Anstett en prend la direction au côté de Mohamed El Alami. Alain devient administrateur du groupe aux côtés de Nicolas et de Michel en 2024.
Ces six dernières années comptent également la certification EcoEntreprise de Tecnoservice et l’obtention de mandats tels que le quartier d’hôtellerie Aminona Resort Village à Crans-Montana et celui d’habitation d’Arbora à Crissier, l’extension et la transformation du dépôt de bus Perrelet à Renens, le complexe de nouveaux bureaux Puits-Godet à Neuchâtel ou encore un tout nouveau bâtiment de laboratoires sur le site de Cery (CHUV). C’est dans ces années que sont remportés deux mandats d’études parallèles d’ampleur : EPFL Coupole Esplanade et BAC Genève (Bâtiment d’Art Contemporain).
Aujourd’hui, Tecnoservice Engineering SA est la plus ancienne et la plus grande entreprise familiale helvétique dans les domaines de l’ingénierie CVSE-Physique du Bâtiment. Son succès est indissociable du travail collectif de ses cadres et plus de 50 employés qui sont à l’œuvre chaque jour pour élever et perpétuer l’histoire commencée à deux en 1966.
